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Actualités sociales - Observatoire National des aides humaines d’Handéo

Dans une récente étude, Handéo’scope, l’Observatoire National des aides humaines d’Handéo met en avant la diversité des fonctionnements des Maisons Départementales des Personnes Handicapée, notamment sur l’attribution de la PCH aide humaine.

Attribution de la PCH aide humaine

Il en ressort ainsi un délai moyen de 5.7 mois pour le traitement des demandes PCH, avec « cependant une grande variabilité d’un département à l’autre[1] ».

Concernant le fonctionnement des MDPH, « la configuration des équipes pluridisciplinaires chargées de l’évaluation des besoins (…) ne s’inscrit pas uniquement dans des « logiques d’expertise », mais constitue aussi (…) une réponse à des contraintes organisationnelles 3».

« Par exemple, une MDPH va recourir à un gériatre dans une équipe « enfant » ou à un médecin du travail pour traiter des demandes PCH de logement ».

Le GEVA (Guide d’EVAluation des besoins de compensation des personnes handicapées) est « l’outil principalement utilisé pour l’évaluation de ces demandes, mais pas par toutes les équipes ou seulement partiellement ».

En outre, « cet outil n’est pas forcément adapté pour prendre en compte des dysfonctionnements liés à des troubles psychiques et cognitifs ».

En effet, pour l’attribution de l’aide humaine, « les personnes déclarant des limites motrices sensorielles ou intellectuelles bénéficient plus souvent d’une reconnaissance du handicap que [celles] déclarant avoir des troubles du comportement, des troubles cognitifs ou des troubles psychique ».

Selon les départements, « la reconnaissance d’un handicap dit « invisible » est plus ou moins facilitée

Certaines équipes limitent l’évaluation des besoins en aide humaine aux capacités physiques de la personne sans prendre en compte les besoins de stimulations ni les capacités  psychiques et cognitives pour agir».

Ainsi, « lorsque la personne présente des troubles psychiques, cognitifs et/ou mentaux, il n’y a pas toujours de prise en compte des observations de l’entourage, de bilan fonctionnel ou de bilan des troubles cognitifs, car les MDPH ne connaissent pas toujours les spécificités de ces troubles et leurs conséquences au risque de rendre invisibles les besoins en aide humaines des personnes ».

[1] ASH n°3006, du 14 avril 2017, p 15

[2] http://www.faire-face.fr/2017/04/07/presidentielle-2017-aah-charge-conjoint/

[3] ASH n°3007, du 21 Avril 2017, p 10

 

https://www.preziosi-handicap.org/fr/contact




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