Longtemps absente du système judiciaire français, la justice restaurative a été reconnue par la loi du 15 aout 2014 relative à l’individualisation des peines.
Prévue par l’article 10-1 du code de procédure pénale, cette médiation innovante s’inspire de pratiques anglo-saxonnes et notamment canadiennes.
En parallèle de la répression traditionnelle et sans se substituer à la peine, elle a pour ambition d’élaborer un dialogue entre auteurs d’infractions et victimes dans un cadre volontaire et sécurisé.
Pour le délinquant ce peut être l’opportunité de personnifier les dégâts provoqués par ses actes, pour la victime d’amorcer une reconstruction en marge du procès.
La justice restaurative vise notamment à prévenir la récidive par une responsabilisation des délinquants qui naitrait de la rencontre avec les victimes.
S’agissant d’individus souvent ancrés dans une délinquance d’habitude, cela peut paraitre excessivement optimiste pour ne pas dire utopique.
Malgré une décennie d’expérimentation, il est prématuré de mesurer l’efficacité de ce dispositif qui fait l’objet d’une évaluation depuis seulement 2020.
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