Avocats au Barreau de Marseille

A la une

Vous êtes ici : Accueil > A la une > Spéciale Rentrée Scolaire

RSS

15/09/2008 » Spéciale Rentrée Scolaire

 

a) Selon une enquête réalisée par l'UNAPEI (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées et de leurs amis) et IPSOS, réalisée auprès de 608 enseignants, "86% des enseignants non spécialisés se disent prêts à accueillir des enfants en situation de handicap mental dans leurs classes, et 94 % d'entre eux souhaitent s'impliquer dans leur intégration."[1] Néanmoins, la même étude décrit les lacunes de l'institution en terme de formation, de moyens, de liens encore à tisser entre le secteur éducatif et médico-social.

Elle montre "aussi que les enseignants se sentent démunis pour le faire. Ainsi, 87 % des enseignants généralistes déclarent n'avoir jamais suivi de formation spécifique au handicap mental. Plus inquiétant, 27 % des enseignants travaillant dans des classes d'intégration scolaire (CLIS), normalement dédiées aux enfants handicapés, disent ne pas avoir été formés à ce public. "[2]

La synthèse de cette étude est accessible sur le site de l'UNAPEI:

http://www.unapei.org/e-docs/00/00/15/C0/document_actualite.md

 

b) Le dispositif "aide handicap école" a été reconduit pour la rentrée 2008. La plate-forme est joignable à partir du 25 août (0810555500 du lundi au vendredi de 8h à 18h).

De même, l'Association des Paralysés de France a mis en place une veille téléphonique tenue par des parents bénévoles du 21 août prochain jusqu'au 25 septembre 2008 (01 45 80 17 17 de 10h à 18h, du lundi au vendredi ou par mail : scolarite@apf.asso.fr ). A travers cet accueil, "l'APF appelle les familles et les professionnels à témoigner sur leurs conditions d'accompagnement à la rentrée 2008".[3]

 

c) En septembre 2007, la ministre de l'enseignement supérieur avait annoncé une réforme des bourses universitaires. La circulaire 2008-1013 du 12 juin 2008 a ainsi précisé les nouvelles modalités d'attribution des bourses universitaires. Les salaires perçus par les étudiants ne seront par exemple plus pris en compte dans le calcul des bourses.

Cependant, seulement trois critères sont désormais retenus : le revenu des parents, l'éloignement géographique et le nombre d'enfant à charge. Le critère "handicap" a été supprimé. Aussi, plusieurs associations dont "droit au savoir" ont interpellé le gouvernement sur ces changements pouvant être défavorables aux étudiants en situation de handicap. "Son président, Eric Chenut, a dénoncé, lundi 25 août, la baisse ou la suppression des bourses accordées aux étudiants handicapés, du fait de la modification de certains critères d'attributions. "Sur les 10 000 étudiants handicapés, 3 000 sont boursiers et donc potentiellement concernés par cette mesure ", explique M. Chenut"."[4]

Suite à cette mobilisation, le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche dans un communiqué du 26 août 2008," s'est engagé à ce que sa situation soit examinée et sa bourse rétablie afin de s'assurer qu'aucun étudiant ne soit lésé par la réforme" et "si malgré l'élargissement de la PCH, la simplification des critères s'avérait défavorable pour un étudiant, le ministère de l'enseignement supérieur." [5] Les étudiants en situation de handicap s'estimant lésés pourront donc déposer une demande de compensation auprès du CROUS dont ils dépendent.[6]



[1] Catherine Rollot, Accueil des handicapés à l'école : passer des intentions à la pratique, Le Monde du 26.08.08

[2] ibid

[3] http://www.apf.asso.fr/operations/index.php?id=58

[4] Catherine Rollot Les étudiants handicapés s'estiment lésés par la réforme des bourses universitaires Le Monde du 27.08.08

[5]http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid22144/precisions-sur-les-aides-aux-etudiants-handicapes.html

[6] ...et le gouvernement fait un geste en direction des étudiants handicapés lésés par la réforme, ASH n°2570 du 29.08.2008

« Retour

Nous contacter :

Jacques Antoine PREZIOSI et Marc-André CECCALDI - Avocats au Barreau de Marseille
171 bis chemin de la Madrague - 13002 MARSEILLE - Tél : 04 91 33 87 35 - Fax : 04 91 33 32 44